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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 07:00

Tout le monde sait que j’adore les jeux vidéo. Et particulièrement les RPG (Role Playing Game, Jeu de Rôle). Et encore plus particulièrement les RPG japonais.

 

Vous allez me demander : « mais c’est quoi le rapport entre le J-RPG et la Pologne/Slovaquie ? »

Déjà, que voulez-vous, le Japon, c’est loin à l’Est, mais ça reste à l’Est quand même, donc ça rentre dans le cadre de mon blog. Et comme la Terre est ronde, tout se retrouve un jour à l’Est : de ce fait, je parle de ce que je veux.

 

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Ce J-RPG est sorti en 2007 sur Xbox 360, et s’appelle chez nous Eternal Sonata, et au Japon Trusty Bell : Shopan no Yume. Shopan… Shopan… Chopin ! Voilà le lien avec la Pologne ! Le sous-titre japonais est bien « Le rêve de Chopin ».

Développé par Tri-Crescendo, ce jeu est pour moi l’un des meilleurs J-RPG de cette génération de consoles avec Lost Odyssey, mais vous allez dire, ça, on s’en fout un peu.

 

Eternal Sonata raconte les dernières heures de Chopin, à Paris. Celui-ci, aux portes de la mort, ne cesse de perdre conscience et vagabonde dans ses rêves, où l’action du jeu prend place. Celui-ci est découpé en chapitres, ouverts par des photographies et des explications des divers épisodes de la vie du compositeur polonais, si bien que l’on se rend rapidement compte que les aventures qui arrivent dans le monde des rêves ne sont que le reflet de ce qu’a vécu Chopin tout au long de son existence. chaque personnage (au nom lié à la musique), positif ou négatif, symbolise quelqu’un ou quelque chose dans le monde réel.

Ainsi, l’adorable petite Polka, jeune fille aux pouvoirs magiques guérisseurs [SPOILERS] est condamnée à revivre éternellement sa vie de 4 à 14 ans, faisant écho à Emilia, la sœur du compositeur, morte de la tuberculose à l’âge de 14 ans, et absente des souvenirs de Frédéric avant qu’elle n’atteigne l’âge de 4 ans. [/SPOILERS]

De même, Jazz représente le jeune révolutionnaire que Chopin aurait souhaité être, Claves et Serenade peuvent être vues comme le symbole de la culpabilité du compositeur d’avoir vécu en sécurité à l’étranger pendant que Varsovie se soulevait, et ce ne sont que des exemples.

 

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Eh oui, c’est un jeu tout en nuances et en messages cachés. Bam !

Autrement, il était à l’époque graphiquement magnifique, avec du cell-shading intemporel et un character design très japonais, très かわいい (kawaii, « mignon »). Faut aimer. Le système de combat, en semi temps réel, basé sur la dualité ombre/lumière, est assez bien pensé, mais tourne rapidement au button-mashing si l’on est trop puissant trop vite.

 

Evidemment, la musique joue un très grand rôle dans le jeu, avec plusieurs chefs-d’œuvre de Chopin qui accompagnent le joueur tout au long de sa quête, ainsi que de magnifiques compositions de Sakuraba Motoi (Star Ocean, Golden Sun, Tales Of). Et puis on peut choisir de jouer avec les voix japonaises, et ça, c’est un gros plus.

 

Eternal Sonata, c’est bien, c’est mignon, et c’est intéressant. Que demander d’autre ? Plus de contenu ? Une version améliorée et augmentée est sortie sur PS3 en 2008 !

 

(Et une rumeur dit que j'aurais lâché une larme à la fin du jeu. Mais ça, c'est impossible à prouver.)

 

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