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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 08:57

Après avoir parlé des trains et des voitures, il est temps d’aborder le moyen de transport que j’ai le plus souvent emprunté en Slovaquie : le bus.

Trois type des bus : celui des transports en commun des villes, celui qui relie les villes et celui international qui lie par exemple Banska Bystrica à Reims.

 

Alors je voudrai commencer par le service de transport en commun de Banska Bystrica. Qu’il n’y ait qu’un bus par heure, je peux comprendre. Que les lignes soient tracées avec la logique d’un clou, je veux bien. Que les bus soient bondés, que les portes se referment sur les gens qui laissent tomber leur carte de crédit sur le sol et doivent revenir en arrière à pied sous la pluie pour la retrouver, pourquoi pas. MAIS BORDEL, C’EST QUOI CE SYSTEME OU IL FAUT TOUJOURS ACHETER UN TICKET, CE QUI FAIT QU’AUX HEURES DE POINTE, ON ATTEND VINGT MINUTES QUE LE BUS VEUILLE BIEN BOUGER SES ROUES ? Non mais sérieusement, on est juste dans les temps pour aller en cours, il y a vingt centimètres de neige, il fait -10, et tout le monde doit passer sa carte devant une borne (pas deux, hein, ça serait trop beau) pour recevoir un ticket. Et en plus faut recharger sa carte au chauffeur, qui parle pas anglais. Prosim si pet’ eura na kartu. Ca veut dire que je veux mettre cinq euros sur ma carte. Mais non. Non. Ce con il me sort cinq tickets. J’ai une tronche à avoir des quadruplés dans mon sac à dos ? Et qu’on vienne pas me dire que mon accent est à chier, je m’étais beaucoup entraîné.

 

 tajo-umb.jpg

L’arrêt de bus du dortoir

 

Ce bourrage massif des bus arrive également dans les bus assurant les liaisons nationales. Il n’est pas rare que des gens restent debout dans le couloir du bus ou s’assoient sur les marches de la sortie du milieu.

Il m’est arrivé deux fois de subir ces inconvénients. Une fois fut pour revenir des Hauts Tatras. Le bus était plein et nous avons dû rester debout près de trois heures après une journée de rafting, une autre de randonnée en haute montagne sans forcément avoir dormi durant les deux nuits. Heureusement que j’avais Pokémon Version Noire avec moi.

La seconde fois eut lieu le 2 janvier. Après avoir ruiné puis détruit le chalet que nous avions loué pour le Nouvel An pour dissimuler les preuves, nous devions repartir en bus. Il y avait une longue queue, nous étions dans les premiers. Avec mon tempérament je-m’en-foutiste, j’ai laissé passer pleins de gens devant moi, pensant qu’il y aurait toujours de la place.

Quel con !

Les portes se sont fermées devant moi. J’avais mon sac de sport plein de ce que je ramenais de France car je n’étais pas repassé à Banska Bystrica, mais également le sac de deux polonaises pesant bien 20 kilos rien qu’en maquillage. Je me retrouvais sur le quai de la gare routière avec mes bagages et un Italien. Les Slovaques de notre groupe étaient dans le bus. Nous étions dans un petit village, et pas de bus avant six heures.

Six heures. Un 2 janvier. En Slovaquie.

Nous avons rejoint la gare, baragouiné des trucs et nous étions partis pour cinq heures de train, trois changements dont une heure et demi d’attente dans un hameau avec rien à perte de vue que de la neige. Au lieu d’une heure de bus.

Malgré cela, le bus reste un moyen sûr de se déplacer en Slovaquie. Abordable (6,90€ pour BB – Bratislava), fréquent (toutes les heures ou ½ heures), avec d’immenses gares routières avec échoppes, toilettes et toutes les infos nécessaires sur tableaux géants, le bus est parfait pour les gens normaux. Donc pas pour moi. Avec mes grandes jambes, rester assis dans un bus plusieurs heures tient du supplice.

En revanche, certains bus sont très confortables, il s’agit des bus internationaux de Student Agency, qui relient Reims à Banska Bystrica, bon pas directement hein, il y a une correspondance à Prague, mais tout de même. A 75€ le voyage avec un bagage en soute, cela revient aussi cher que l’avion, et plus sur si l’on transporte plusieurs bouteilles d’alcools slovaque. Les sièges sont en cuirs, spacieux, il y a moult films qui passent pendant tout le trajet, des radios qui passent de la musique internationale et tchèque, on vous offre des chocolats chauds, c’est génial. Et surtout, on va d’un point A à un point B, on ne change pas 45 fois de moyen de transport. Mais bon, ça dure 26 heures. Mais on peut visiter Prague ! Et Prague, c’est cool.

 

Après, il y a les compagnies de bus privées, on les loue pour partir en voyage. C’est bien. Sauf quand on veut aller dans les Hauts Tatras faire du ski et que le bus arrive devant le dortoir et ne démarre plus. C’est con, il fait -5 et il faut attendre une heure qu’un nouveau bus (soviétique) arrive.

Et cela n’étonnera personne, mais la sécurité n’est pas accrue dans les bus loués. Nous sommes allés à Ostrava sobres, et nous revinrent par les cols de montagne après s’être arrêtés à Tesco pour acheter quelque chose comme 8m3 d’alcool. Cela a donné lieu à de cocasses scènes, comme un barman improvisé servant des whisky cocas debout dans l’allée en virages en épingle, en descente. Mais c’est vachement dangereux quand même. Il ne neigeait pas, cette fois-ci. Alors que lorsque nous sommes revenus de haute montagne… Et je n’imagine même pas l’état du crâne du pauvre chauffeur cette fois-ci, après avoir eu son bus en panne, avoir attendu toute la journée puis devoir endurer une colonie de 50 ados (oui, c’est ce qu’on était, faut pas se voiler la face) buvant joyeusement et se livrant à un duel de chansons traditionnelles entre Turcs et Français (on a gagné, haha).

 

IMG_3265.JPG

Le bus de la première bus party. Ouais, c'est juste un bus quoi. Mais il ressemble un peu à un insecte de face, c'est rigolo.


Et après je me demande pourquoi je n’arrive pas à prouver aux gens que la Slovaquie, ce n’est pas que l’alcool…

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