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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 07:00

Comme je l’avais dit en présentant le studio, Techland avait fait forte impression à l’E3 2011 en présentant un magnifique trailer consacré à Dead Island, FPS se déroulant dans une île paradisiaque infestée de zombies. Sorti à l’automne de la même année, j’ai pour ma part attendu la sortie d’une version Jeu de l’Année incluant le DLC Ryder tout pourri à la mi-2012 pour m’y mettre.

 

[C'est du 18+ les enfants]

 

Une île paradisiaque. Des morts-vivants. Des coups de pelle dans la tronche. Du sang qui gicle partout. Bordel, ça donnait vachement envie. Mais dis-moi Vivien, Dead Island, c’était si bien que ça en avait l’air ?

 

dead-island.jpg

 

Bof.

On choisit son avatar parmi quatre aux capacités bien propres (celui-ci sera plus agile, l’autre plus résistant, celui-ci sera meilleur avec les armes contondantes). J’ai pris le black rappeur bling-bling Sam B, et c’était parti. A chaque mort-vivant annihilé, à chaque quête terminée, l’on gagne des points d’expérience qui permettent d’améliorer sa barre de vie, son endurance, de débloquer de nouvelles capacités, etc. C’est toujours agréable pour quelqu’un comme moi qui aime les arbres de compétences.

L’ambiance est vraiment sympathique au début, genre « Club Med of the Dead », et survivre n’est pas si aisé que cela si l’on n’est pas bien préparé. On aide deux ou trois péquenauds, et on se rend vite compte que toutes les quêtes sont les mêmes, des quêtes Fedex : « va me chercher ça, et revient me l’apporter ». Ok, au bout de cinq fois ça soule, va te le chercher toi-même ton putain d’ours en peluche. Après, dans ces quêtes secondaires, il y a parfois des histoires bien racontées et assez dures, qui mettent en lumières des thèmes violents et pas du tout traités derrière la jambe, comme le vol, le meurtre, le viol… C’est plutôt à souligner…

Surtout quand on voit la nature de la trame scénaristique : bon bah il fallait s’y attendre, c’est de la série B bien nanarde, et on en a vite rien à foutre. C’est un peu à l’image du jeu : une fois qu’on a quitté la station balnéaire et que l’on se retrouve dans une ville, on s’en fout grave, c’est toujours la même chose et on ne fait plus qu’avancer et taper du mort-vivant.

Tiens, parlons-en du tapage de zombies : le jeu met l’accent sur le combat rapproché, ce n’est pas dans Dead Island que vous défouraillerez à la mitraillette, et l’on ressent très bien la violence des coups de batte de base-ball dans la gueule. Sauf que les ennemis sont coriaces, et qu’il faut souvent les achever à terre pour leur défoncer le crâne. Alors oui, au début, ça défoule, lol regarde le sang qui gicle il n’a plus de tête mdrrrr, mais après deux heures, c’est lassant et ça n’a plus aucun intérêt : pire, je me suis retrouvé à tout faire pour éviter les affrontements. Le comble. Et le jeu dure bien une vingtaine d’heures (j’ai bien dû y passer plus de temps, je suis un complétionniste et me suis fait un devoir de faire toutes les quêtes annexes).

 

Le jeu peut se jouer en coopération à quatre, et c’est peut-être là qu’il est le plus fun, comme je l’ai souvent lu. Malheureusement, je n’ai pas d’amis, donc je n’ai pas pu essayer. La version GOTY comprend aussi le DLC Blood Arena, dont on se fout aussi, et je n’ai même pas eu la force de finir le DLC Ryder.

 

Après, le jeu a reçu de plutôt bonnes critiques sur PC, avec 80% sur l’agrégateur Metacritic, moins sur Xbox 360 et PS3 (71%). A chaque fois, le point noir qui revenait était la répétitivité du jeu. No shit, Sherlock.

 

Dead Island, avec son monde ouvert à base de zombies, a bien évidemment su trouver son public (le concept est quand même cool, et on prend son pied avant que ça ne lasse), et, selon VGChartz, aurait vendu 4,13 millions de copies de par le monde, sans compter les ventes en dématérialisées sur Steam par exemple. Un très beau succès pour Techland.

 

Une « suite », intitulée Dead Island : Riptide est sortie fin avril, et s’est faite défoncée par la critique, avec un piteux 66% sur Metacritic, le jeu tenant plus d’une simple mise à jour qu’une d’une réelle suite.

 

WHO DO YOU VOODOO BITCH ?

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