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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 07:07

Au moment-même où je traverse l’Europe pour revenir en France, grâce à la magie d’Internet et de la publication de billets en différés, je peux donc vous taper la discut’. Et quel meilleur sujet pourrai-je trouver que celui-ci : comment venir en Slovaquie et en Pologne pour pas trop cher et avec un certain confort.

 

La Slovaquie :

 

Pour rejoindre Bratislava ou Banska Bystrica, il y a deux moyens de transport privilégiés : l’avion et le car. Commençons par ce dernier, comme j’en ai déjà parlé.

 

Depuis l’Est de la France, une compagnie tchèque pratique des prix abordables (75€ pour un étudiant) depuis Reims jusque Banska Bystrica, Student Agency. Vous montez, ils vous déposent là où vous voulez, juste un changement à Prague, ce n’est pas la mort. Seul problème : le voyage dure entre 22 et 28 heures, mais le confort est extra. Et le premier bagage est gratuit, et c’est juste +7€ par bagage supplémentaire.

Pour le reste du pays, il y a bien sûr Eurolines, mais clairement, le confort n’est pas le même et pour ceux qui ont de grandes jambes, bonne chance…

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L’aéroport de Bratislava

 

Parmi les compagnies low-cost, la seule qui dessert la Slovaquie et Bratislava est Ryanair, qu’il faut prendre depuis Paris-Beauvais. Les prix sont généralement abordables (entre 10 et 20€ quand on s’y prend un mois à l’avance), avec trois vols par semaine en moyenne, ce sont les extras qui coûtent le plus cher : bagage en soute, etc. Et il faut atteindre Paris-Beauvais évidemment, ce qui occasionne également des frais supplémentaires. Je n’ai jamais eu de problèmes avec cette compagnie en dehors d’une fois, anecdote que je vous conterai dans un article digne de 58 minutes pour vivre (oui, j’ai donné des mandales à un terroriste sur l’aile d’un avion en marche).

 

La Pologne :

 

Point de StudentAgency en Polakie, si vous êtes allergiques à l’avion, il faudra passer par Eurolines. Le train, en dehors d’une fois où j’ai vu une super promotion Reims – Varsovie via Berlin à 100€, ça dépasse toujours les 280€. Donc faut aimer le train, quoi. Du côté d’Eurolines, donc, pour un Reims – Varsovie pour un adulte réservé un mois à l’avance, c’est de l’ordre de 70€ pour 25 heures de trajet à cause d’une correspondance à Charles de Gaulle-Roissy (oui, après ça repasse par Reims sans s’arrêter).

 

Du côté de l’avion, et plus particulièrement de Paris-Beauvais, il y a toujours le classique Ryanair, qui vous emmènera à Cracovie, Poznan, Wroclaw, Gdansk, pour des prix toujours abordables, mais pas à Varsovie. Vu que j’écris cet article pour ceux qui veulent venir me voir, c’est un peu con, hein. J’ai déjà testé la journée de voyage Reims – Beauvais – Cracovie – Varsovie et inversement, c’était bien galère et pas forcément très économique, étant donné qu’il faut compter 50 ou 60 PLN (14€) pour aller de l’aéroport de Cracovie à Varsovie, et accessoirement environ 4 heures, dont 3 dans un train bondé.

Il y a plus pratique pour rejoindre la capitale de la Pologne, il s’agit de WizzAir, une compagnie hongroise. Toujours depuis Paris-Beauvais, les vols sont réguliers, trois par semaine, et coûtent entre 10 et 20€ quand ils sont réservés un mois à l’avance. Et la limitation du poids du bagage en soute supplémentaire n’est pas de 15 ou 20kg comme chez Ryanair, mais de 32kg, ce qui permet d’en stocker, des bouteilles de vodka.

 

Et ne vous inquiétez pas, même sans train d'atterissage, les pilotes polonais vous amèneront toujours à bon port.


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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 07:34

Beaucoup d’enfants rêvent de travailler auprès d'animaux, comme dans un zoo par exemple. Personnellement, mon rêve était plutôt de travailler à Jurassic Park, mais malheureusement, il s’est avéré que compléter de l’ADN de dinosaure trouvé dans un moustique emprisonné dans de l’ambre avec de l’ADN de grenouille hermaphrodite, c’était du pipeau. J’ai tout de même pu me consoler en faisant plusieurs fois l’attraction Jurassic Park du Parc Universal Studios de Los Angeles. J’adore les dinosaures. Ce sont mes copains, surtout les Long-Cous ; les Trois-Cornes aussi sauf quand elles sont vilaines comme Cera. Mais j’aime pas du tout les Dents-Tranchantes !

Terminons ici cette digression, tout ça, c’est juste pour dire qu’en Slovaquie, j’ai bossé pendant une journée dans un zoo.

 

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Welcome to (a replica of) JURASSIC PARK.

 

C’était à Kosice (Ko-chi-tsé). Et c’était un piège. Il s’agissait des journées spéciales réunissant tous les Erasmus de Slovaquie. Au premier semestre, c’était à Banska Bystrica et un mec était venu avec une tête de cheval. Bref, nous étions donc au début du mois de mai, et il faisait super chaud. La veille, nous avions dû supporter une des organisatrices qui passaient juste son temps à nous gueuler dessus. Mais ce jour-là, ça aurait dû être mieux ! Le programme, c’était « Social Activity » au zoo. On allait bien se marrer ! On allait faire des jeux ! Avec des animaux ! Tout d’abord, j’ai été lâchement abandonné par mes compères, qui ne voulaient pas rester avec la femme tyran. Je me suis retrouvé absolument tout seul avec une lettone et un finlandais. Tous mes amis turcs, français et polonais avaient disparus pour aller au MacDo toute la journée (il y avait un menu avec deux Big Macs pour 5€ !). C’est pas grave, il restait pleins d’Erasmus de Zilina, Bratislava, Kosice, Nitra… Et on allait au zoo !

On prend le bus, on s’en va dans les collines entourant Kosice, c’était absolument magnifique, les collines en fleurs, avec les hautes herbes, le soleil brillant, pas un nuage dans le ciel bleu… Un rêve. On arrive au zoo. On est accueillis par un des gérants. Bon, alors déjà, le zoo, qui avait été prévu pour être le 3e plus grand d’Europe, n’a jamais été fini. C’est pas grave. Et là, c’est le drame : « on a pas de sous, vous allez nous aider à finir le zoo ». LOL.

 

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Oh ! Bébé chameau qui se repose !

 

Je me cache. Je me dis qu’il va falloir que je m’évade. Que je prenne le maquis ! J’évite la terrible sélection qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire : je n’hérite ni d’un râteau pour ramasser des feuilles, ni d’une pelle pour planter des arbres. Je récupère un pinceau. Je suis désigné pour repeindre en vert l’enclos des singes. C’est quand même moins sexy que celui des Vélociraptors ou du Tyrannosaure Rex.

 

Me voilà donc parti sous un terrible cagnard, après un détour par les petits faons, et je me mets à peindre des barrières rouillées devant des singes qui se foutent ouvertement de ma gueule. La peinture pue, je m’en mets sur mon joli t-shirt noir que j’avais acheté à Barcelone et sur mes fausses Converses noires achetées à 10€ à Banska.  On est seulement trois pour toute la clôture, c’est terrible. Je me prends des coups de soleil, en plus !

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Photo exceptionnelle ! Vivien qui TRAVAILLE !

 

On finit et on a le droit à une soupe trop chaude, et c’est tout. Eh bah dis donc, on est bien récompensés ! J’ai dû me prendre deux hot-dogs à côté pour être plein. On a fait le tour du zoo, c’était décevant ! Il y avait deux ours, un tigre, une autruche qui a voulu me bouffer (cf. vidéo), et de grands enclos totalement vides pour les dinosaures. Faudrait bien que je revienne l’année prochaine pour finir de construire le zoo, et peut-être que je leur ramène quelques animaux aussi…

Mais j’ai bossé dans un zoo, quoi ! Et ça, ça claque.

 

Et maintenant, gare à l'autruche !

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 07:59

En France, en ce qui concerne les films ou les séries étrangères, il y a deux possibilités pour retranscrire les paroles des acteurs dans la langue de Colonel Reyel : le doublage ou les sous-titres. Le doublage est évidemment décrié par les puristes, OH MON DIEU C’EST UNE HERESIE DE REGARDER CE FILM IRANIEN DE 1973 EN FRANÇAIS, et on peut les comprendre quand on regarde une série comme, au hasard, Big Bang Theory en français. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a des personnes pour qui c’est beaucoup plus confortable de regarder un film doublé que de lire les sous-titres.

 

En Pologne, au cinéma, les films ne sont pas doublés, exception faite de ceux pour enfants. Ainsi, je peux aller au cinéma voir un film en anglais sans trop de problèmes. J’ai pu ainsi profiter de Pirates des Caraibes 4 (berk), des Trois Mousquetaires (lol) et de A Dangerous Method (ZZzzzZZZzz) en versions originales dans des cinémas pas du tout spécialisés (en même temps, pour passer les Trois Mousquetaires, fallait un peu s’en douter).

 

A la télévision, les films et les séries ne sont en général ni doublées, ni sous-titrées. Un lecteur se charge de dire ce que racontent les personnages par-dessus la bande son originale. Alors moi ça me perturbe, parce que je trouve qu’on n’entend plus ce que les acteurs disent, ni la musique et que le lecteur ne montre aucune émotion. Mais les Polonais s’en accommodent très bien et renient totalement notre manière de tout doubler. C’est parce que nous avons été élevés et habitués à une certaine manière de regarder les productions étrangères.

 

Un extrait de Big Bang Theory à la télé polonaise (Penny je t’aime épouse-moi, je ferai tout ce que tu veux) :

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 07:58

[Attention, article interdit au moins de 14 ans et aux filles sensibles qui pleurent pour rien]

 

Pour ceux qui auraient séchés les cours d’Histoire au collège, la Pologne a été envahie par l’Allemagne à la fin de l’été 1939. Invasion rapide, vite fait bien fait, malgré de jolis actes de résistance, comme à Westerplatte (que j’aborderai peut-être dans un article, j’ai visité les lieux de la bataille près de Gdansk).

La Pologne est occupée, et il est de notoriété publique que les Allemands n’étaient pas très gentils à cette époque. Les Polonais ne se sont bien évidemment pas laissé faire, et la résistance s’est organisée en de multiples réseaux.  Et qui dit résistance dit également répression. Et pour ça, les Allemands étaient doués.

 

A Varsovie, il y a eu deux grands centres de détention et de torture des prisonniers reconnus coupables ou  non de résistance à l’occupation, de crime politique, de tout et n’importe quoi : Pawiak et Szucha (prononcez Chou-rat). J’ai eu la « chance » de pouvoir visiter ces deux lieux de sinistre mémoire, ou plutôt de ce qu’il en reste : les Allemands ont fait exploser Pawiak lors de leur retraite et il ne reste qu’un morceau de barbelé à l’entrée et le premier sous-sol. Quant à Szucha, le bâtiment est intact et fait aujourd’hui office de…Ministère de l’Education.

 

J’ai toujours quelques problèmes à prendre en photo des endroits où des centaines de personnes ont été torturées à mort et ensuite les publier, donc je n’ai rien de personnel à vous montrer de l’intérieur de ces prisons transformées en musées, je vais préférer utiliser les photos officielles des musées.

 

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L’entrée de Szucha

 

Pawiak

 

La terrible carrière de mort de Pawiak n’a pas commencé avec les tendres Germains. L’immense bâtiment a été construit en 1835 en tant que prison (les plans sont signés du parrain de Chopin, pour l’anecdote). Après l’insurrection de 1863, Pawiak sert de centre d’internement pour les rebelles en instance de transfert vers la Sibérie (oui, à cette époque, ce sont les tsaristes qui contrôlent Varsovie). Les sévices commencent déjà à cette époque. En 1918, après l’indépendance de la Pologne, Pawiak redevient une prison normale pour hommes.

En 1939, la Gestapo décide d’en faire sa prison. Environ 100 000 hommes et 200 000 femmes passèrent par Pawiak, aussi bien des résistants, des prisonniers politiques que des civils pris dans des rafles de rues. Envion 37 000 furent exécutées à Pawiak et 60 000 envoyées dans des camps, de la mort ou de concentration. Ce ne sont que des estimations, les archives ayant péries avec le bâtiment.

En effet, devant l’imminence de la défaite face aux soviétiques et face à l’Insurrection de Varsovie, les Allemands abattent tous les prisonniers (nombre inconnu) et font tout exploser le 21 août. Pas de preuve, pas de crime, semblaient-ils penser.

 

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Pawiak

 

Le musée est donc tout plat, souterrain. Sur les murs du rez-de-chaussée du seul bâtiment restant, des plaques commémoratives aux victimes de Pawiak. A l’entrée, il y a toujours un morceau du mur d’enceinte et donc un morceau de barbelés.

A l’intérieur, il ne reste que quelques cellules qui ont été reconstituées telles qu’elles étaient durant la guerre. Le couloir qui y mène n’est pas très large et est oppressant. C’est un véritable couloir de prison, où les pas résonnent terriblement. La grande salle principale héberge une exposition permanente sur la période 1939-1944. Y sont présentés des objets ayant appartenus aux prisonniers, ainsi que les reportages des journaux étrangers d’époque sur l’invasion et l’occupation de la Pologne. Beaucoup de caricatures également (et à ce jeu-là, les Français libres sont les plus incisifs). Comme dans tous les musées de ce genre, un mur est réservé aux victimes, avec une gigantesque mosaïque de photographies en noir et blanc qui ne peut être exhaustive étant donnée l’ampleur du massacre. Ma partie préférée de l’exposition a été la présentation sur de grands panneaux transparents posés au milieu de la pièce de quelques destins de résistants « ordinaires », comme cette femme, infirmière à Pawiak (fallait bien retaper les torturés avant de recommencer à les faire souffrir, torturer un mort c’est moins drôle) et qui faisait passer des messages importants, a été torturée à mort et n’a jamais rien dit pour ne compromettre personne au-dehors. Ça redonne un peu foi en l’humanité.

 

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Des visages sur des listes de noms (piqué sur www.warsawtour.pl)

 

Un symbole de Pawiak qui a survécu à la destruction du site a été un arbre, un orme, près de l’entrée. Avec le temps, les survivants et les familles des victimes, ou tout simplement des Polonais lambda, y ont accroché des plaques commémoratives. Malheureusement, cet arbre, témoin impassible de toutes les horreurs commises à Pawiak est tombé malade. Il a été artificiellement maintenu en vie, mais il a fallu le couper. Il a été copié à l’identique, en métal, et les plaques y ont été à nouveau apposées. Le musée héberge les restes de l’arbre. Même lui n’a pas survécu à la barbarie de Pawiak.

 

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Les ruines de l’entrée de Pawiak avec l’arbre en métal

 

 

Szucha

 

 

En réalité, Szucha est le nom de l’avenue où se trouve le massif bâtiment qui a servi de quartier général à la SS et autres polices allemandes. Les sous-sols servaient de prison pour les prisonniers fraichement attrapés ou pour ceux transférés depuis Pawiak. Il était plus facile de les faire venir que d’aller à eux, voyons. Après la guerre, il a été décidé de laisser quatre cellules communes et dix cellules individuelles intouchées. Telles qu’elles étaient. C’est le gros du Mauzoleum Walki i Meczenstwa, le Mausolée de la Lutte et du Martyre. On entre donc, on se fait assaillir par un écran géant montrant des témoignages de survivant en polonais, et ensuite en anglais. Ça commence bien. Nous nous engouffrons dans un premier couloir, celui des cellules individuelles, avec leurs lourdes portes de métal. Un bruit de fond : les bottes des soldats allemands qui résonnent au-dehors. Glauque. Des panneaux explicatifs montrent des plans de chaque cellule avec indiqués où sont les inscriptions gravées il y a 70 ans par les prisonniers destinés à mourir : des déclarations d’amour, mais aussi des bravades pour une Pologne libre. Des trous dans les murs, également. Lorsqu’il fallait exécuter un prisonnier, pas la peine d’ouvrir la porte, juste viser par le judas, et voilà. C’est l’explication de ces nombreux trous au fond des cellules.

 

Vient ensuite la reconstitution d’un bureau d’officier allemand, avec une exposition de tous les instruments de torture. Et après, les quatre cellules collectives, les « trams ». Les prisonniers nouvellement débarqués devaient attendre dans cette salle, assis, bien droit, sans bouger ni parler, le regard droit devant, qu’ils se fassent interroger. Cela pouvait durer deux ou trois jours. Si un prisonnier osait bougeait, il n’était pas rare qu’il soit battu à mort. Dans ce couloir, une note sur le mur indique que le plancher sous mes pieds était en permanence couvert du sang des prisonniers torturés à mort. Les cadavres de ceux qui n’avaient pas survécus étaient allongés là, contre le mur, en attendant que quelqu’un prenne la peine de s’en occuper. Et toujours ces bruits de bottes.

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Les trams

 

Clairement, Szucha est le plus glauque des deux musées. On en fait le tour en trente minutes, mais c’est bien assez. Certaines personnes ne peuvent clairement pas supporter. D’ailleurs, l’entrée est interdite aux visiteurs de moins de 14 ans.

 

Pour conclure, je copie ici le texte écrit en gros à l’entrée du musée, d’après une inscription sur un mur de cellule :

 

It is easy to speak about Poland.

It is harder to work for her.

Even harder to die for her.

And the hardest to suffer for her.

 

Il est facile de parler de la Pologne.

Il est plus dur de travailler pour elle.

Encore plus dur de mourir pour elle.

Et le plus dur est de souffrir pour elle.

 

Je vous donne rendez-vous à très bientôt pour de nouveaux périples en Pologne (comment j’ai cassé l’ambiance, là).

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 07:54

Si vous me lisez régulièrement, vous savez que, comme je vous l’ai expliqué, la cuisine du dortoir de Banska Bystrica n’était pas des mieux équipées.

Comme la vie trouve toujours un chemin, je me suis adapté à mon nouvel environnement et je suis passé par diverses phases où je mangeais souvent le même plat car il était économique, ainsi que bourratif et facile à faire. Je vous livre ici tous mes secrets.

 

Haricots blancs à la sauce tomate

 

Vous allez à LIDL et achetez une boîte de Baked Beans. Vous prenez une casserole qui ne vous appartient pas dans la cuisine, mettez une noisette de beurre au fond, régler la plaque électrique sur 4,75 sinon ça ne marche pas, mettez vos haricots dedans. Faites cuire. Vous pouvez rajouter des morceaux de feta, c’est bon.

A consommer au petit-déjeuner, au déjeuner, au diner ou quand vous revenez de boite à 4h du matin dans un bol en plastique qui n’est pas à vous et qui vous brûle les doigts. Ne pas oublier de faire la vaisselle.

 

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Les Baked Beans de LIDL, tintintin !

 

Radis

 

Vous allez à LIDL et achetez une botte de radis à quinze centimes, du pain de campagne et de la crème de beurre. Rentrez dans votre chambre après avoir piquer le sel dans la cuisine, il vous appartient, vous avez investi trente centimes dedans pour fournir à tout l’étage la provision de sel pour le mois. Beurrez votre tranche de pain de campagne, découpez en fines tranches les radis et salez. Vous pouvez rajouter des morceaux de feta, c’est bon.

Vous n’avez plus qu’à déguster à toute heure de la journée !

 

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Reconstitution polonaise

 

Croquemonsieurs


Vers la fin avril début mai, un nouvel appareil a fait son apparition dans la cuisine du 8e étage. Un appareil à croquemonsieurs ! Je n’ai plus mangé que du pain toasté. Le matin, une tartine de pain grillée à la crème de beurre, le midi croquemonsieurs, le soir croquemonsieurs.

Quels sont mes trucs et astuces ? Alors vous allez à LIDL et achetez du pain de mie ou du pain de campagne. Vous beurrez les deux côtés parce que vous aimez bien être gros, et dedans vous mettez tout ce que vous trouvez : gorgonzola, saucisson, jambon, fromage fumé, salade, tomate, vous pouvez essayer toutes les combinaisons possibles. De toute façon vous n’allez plus en cours alors vous avez le temps de faire des essais. Vous pouvez rajouter des morceaux de feta, c’est bon.

 

Pates tomate pesto thon


Pour commencer, vous allez  à LIDL et vous achetez un paquet de farfalles, des tomates cerises, du thon en boite et du pesto rosso. S’il est verdo, c’est pas la peine, le plat sera merdo. Faites bouillir votre eau dans une casserole qui ne vous appartient pas, vu que de toute façon, les seuls trucs que vous avez acheté, ce sont une assiette et une tasse et qu’on vous les a piquées. C’est con, c’était une tasse avec une peinture de Van Gogh dessus. Vous coupez proprement vos tomates cerises en deux, plongez vos pates dans l’eau bouillante et attendez. Vous pouvez faire revenir le pesto rosso dans une casserole pour le chauffer ou non, ça dépend de votre paresse.

Une fois les pates cuites, vous mélangez tout, vous salez un peu et vous mangez. Ne rajoutez pas de morceaux de feta, c’est pas bon.

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Reconstitution polonaise sans les bonnes pates et avec des grosses tomates

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 09:23

« La Pologne est très conservatrice et catholique. » Ah bon ?

 

Début octobre, la Pologne votait (j’en ai parlé ici). Un nouveau parti est arrivé troisième des élections, le mouvement du millionnaire (ou milliardaire, retenez qu’il y a pleins de chiffes avec des zéros derrière sur son compte en banque) Janusz Palikot, très anti-clérical. Et à Cracovie, dans la sainte Cracovie, le sanctuaire religieux de la Pologne, a été élue une femme, Anna Grodzka, issue de ce mouvement.

 

Une femme ?

 

Techniquement, on pourrait dire que oui, c’est une femme. Il s’agit de la première députée transsexuelle à être élue au Parlement polonais, la troisième dans le monde. En Pologne. A Cracovie, bordel.

Anna Grodzka est Présidente de la fondation Trans-Fuzja (pas besoin de traduction), et était donc un homme, Krzystof, éditeur père de famille. Elle se sentait femme, et après avoir longtemps repoussé ce qu’elle sentait en elle, elle a suivi un traitement hormonal et s’est fait opérer en Thaïlande l’année dernière.

 

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Anna Grodzka et des fleurs, parce que les filles elles aiment les fleurs, les chevaux et les dauphins

 

Jolie histoire de tolérance, mais revenons à la réalité, prosze.

Les 10% réunis par le mouvement de Palikot, elle les doit surtout aux étudiants et artistes de Cracovie, les jeunes bohèmes qui se prennent pour des artistes parisiens du XIXe siècle (ça y est, j’ai casé ma remarque franco-centrée). Pour avoir discuté avec plusieurs Polonais, le sentiment général est que les électeurs ne savaient pas qu’il s’agissait d’une transsexuelle, ils ont vu la liste de Palikot et ont voté pour elle. Est-ce mieux ou non ? Bonne question. Qu’est-ce qui est mieux entre voter sciemment pour une transsexuelle ou voter pour une femme sans se soucier de ce qu’elle était ? Je ne donnerai pas ma réponse, je n’ai pas envie de déclencher une guerre. Le problème serait si les électeurs regrettaient d’avoir voté pour elle. Je ne suis pas à Cracovie, et je ne vais pas y aller pour interroger les gens dans la rue à ce sujet, j’ai des cours à donner. Le plus intéressant est qu’Anna Grodzka ne fait pas de la question transsexuelle une priorité de son mandat de député, mais entend évidemment défendre toutes les grandes causes sociales. C’est beau.

 

Un autre député a été élu à Gdynia (une des trois villes de l’agglomération Gdansk-Sopot-Gdynia, vous savez, Solidarnosc tout ça), et lui est ouvertement gay. Robert Biedron s’était déjà présenté en 2005 sous une autre étiquette mais n’avait pas été élu. Le Mouvement de Palikot a donc été une aubaine et le voilà siégeant fièrement à l’Assemblée, prêt à défendre les droits bafoués de la communauté LGBT en Pologne (à Varsovie, ça va, c’est la capitale, et encore…).

 

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Robert Biedron est über cute, je trouve

 

Ça me rappelle sur les listes du collège, quand j’étais inscrit comme étant une femme… Je suis peut-être passé à côté d’une brillante carrière politique.

 

 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 08:57

Après avoir parlé des trains et des voitures, il est temps d’aborder le moyen de transport que j’ai le plus souvent emprunté en Slovaquie : le bus.

Trois type des bus : celui des transports en commun des villes, celui qui relie les villes et celui international qui lie par exemple Banska Bystrica à Reims.

 

Alors je voudrai commencer par le service de transport en commun de Banska Bystrica. Qu’il n’y ait qu’un bus par heure, je peux comprendre. Que les lignes soient tracées avec la logique d’un clou, je veux bien. Que les bus soient bondés, que les portes se referment sur les gens qui laissent tomber leur carte de crédit sur le sol et doivent revenir en arrière à pied sous la pluie pour la retrouver, pourquoi pas. MAIS BORDEL, C’EST QUOI CE SYSTEME OU IL FAUT TOUJOURS ACHETER UN TICKET, CE QUI FAIT QU’AUX HEURES DE POINTE, ON ATTEND VINGT MINUTES QUE LE BUS VEUILLE BIEN BOUGER SES ROUES ? Non mais sérieusement, on est juste dans les temps pour aller en cours, il y a vingt centimètres de neige, il fait -10, et tout le monde doit passer sa carte devant une borne (pas deux, hein, ça serait trop beau) pour recevoir un ticket. Et en plus faut recharger sa carte au chauffeur, qui parle pas anglais. Prosim si pet’ eura na kartu. Ca veut dire que je veux mettre cinq euros sur ma carte. Mais non. Non. Ce con il me sort cinq tickets. J’ai une tronche à avoir des quadruplés dans mon sac à dos ? Et qu’on vienne pas me dire que mon accent est à chier, je m’étais beaucoup entraîné.

 

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L’arrêt de bus du dortoir

 

Ce bourrage massif des bus arrive également dans les bus assurant les liaisons nationales. Il n’est pas rare que des gens restent debout dans le couloir du bus ou s’assoient sur les marches de la sortie du milieu.

Il m’est arrivé deux fois de subir ces inconvénients. Une fois fut pour revenir des Hauts Tatras. Le bus était plein et nous avons dû rester debout près de trois heures après une journée de rafting, une autre de randonnée en haute montagne sans forcément avoir dormi durant les deux nuits. Heureusement que j’avais Pokémon Version Noire avec moi.

La seconde fois eut lieu le 2 janvier. Après avoir ruiné puis détruit le chalet que nous avions loué pour le Nouvel An pour dissimuler les preuves, nous devions repartir en bus. Il y avait une longue queue, nous étions dans les premiers. Avec mon tempérament je-m’en-foutiste, j’ai laissé passer pleins de gens devant moi, pensant qu’il y aurait toujours de la place.

Quel con !

Les portes se sont fermées devant moi. J’avais mon sac de sport plein de ce que je ramenais de France car je n’étais pas repassé à Banska Bystrica, mais également le sac de deux polonaises pesant bien 20 kilos rien qu’en maquillage. Je me retrouvais sur le quai de la gare routière avec mes bagages et un Italien. Les Slovaques de notre groupe étaient dans le bus. Nous étions dans un petit village, et pas de bus avant six heures.

Six heures. Un 2 janvier. En Slovaquie.

Nous avons rejoint la gare, baragouiné des trucs et nous étions partis pour cinq heures de train, trois changements dont une heure et demi d’attente dans un hameau avec rien à perte de vue que de la neige. Au lieu d’une heure de bus.

Malgré cela, le bus reste un moyen sûr de se déplacer en Slovaquie. Abordable (6,90€ pour BB – Bratislava), fréquent (toutes les heures ou ½ heures), avec d’immenses gares routières avec échoppes, toilettes et toutes les infos nécessaires sur tableaux géants, le bus est parfait pour les gens normaux. Donc pas pour moi. Avec mes grandes jambes, rester assis dans un bus plusieurs heures tient du supplice.

En revanche, certains bus sont très confortables, il s’agit des bus internationaux de Student Agency, qui relient Reims à Banska Bystrica, bon pas directement hein, il y a une correspondance à Prague, mais tout de même. A 75€ le voyage avec un bagage en soute, cela revient aussi cher que l’avion, et plus sur si l’on transporte plusieurs bouteilles d’alcools slovaque. Les sièges sont en cuirs, spacieux, il y a moult films qui passent pendant tout le trajet, des radios qui passent de la musique internationale et tchèque, on vous offre des chocolats chauds, c’est génial. Et surtout, on va d’un point A à un point B, on ne change pas 45 fois de moyen de transport. Mais bon, ça dure 26 heures. Mais on peut visiter Prague ! Et Prague, c’est cool.

 

Après, il y a les compagnies de bus privées, on les loue pour partir en voyage. C’est bien. Sauf quand on veut aller dans les Hauts Tatras faire du ski et que le bus arrive devant le dortoir et ne démarre plus. C’est con, il fait -5 et il faut attendre une heure qu’un nouveau bus (soviétique) arrive.

Et cela n’étonnera personne, mais la sécurité n’est pas accrue dans les bus loués. Nous sommes allés à Ostrava sobres, et nous revinrent par les cols de montagne après s’être arrêtés à Tesco pour acheter quelque chose comme 8m3 d’alcool. Cela a donné lieu à de cocasses scènes, comme un barman improvisé servant des whisky cocas debout dans l’allée en virages en épingle, en descente. Mais c’est vachement dangereux quand même. Il ne neigeait pas, cette fois-ci. Alors que lorsque nous sommes revenus de haute montagne… Et je n’imagine même pas l’état du crâne du pauvre chauffeur cette fois-ci, après avoir eu son bus en panne, avoir attendu toute la journée puis devoir endurer une colonie de 50 ados (oui, c’est ce qu’on était, faut pas se voiler la face) buvant joyeusement et se livrant à un duel de chansons traditionnelles entre Turcs et Français (on a gagné, haha).

 

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Le bus de la première bus party. Ouais, c'est juste un bus quoi. Mais il ressemble un peu à un insecte de face, c'est rigolo.


Et après je me demande pourquoi je n’arrive pas à prouver aux gens que la Slovaquie, ce n’est pas que l’alcool…

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 07:08

 

Nous sommes allés vendredi soir dans un restaurant plutôt branché de Varsovie. Je dis ça parce qu’il était obligatoire de réserver, on s’est retrouvés comme deux cons mardi soir par -10° à la porte du restaurant et on a fini par manger un gyros.

Ce restaurant se nomme Oberza pod Czerwonym Wieprzem. En français bien de chez nous, cela donne l’Auberge sous le Porc Castré.

 

Attendus à 18h, nous avons été accueillis par une demoiselle en uniforme, tandis qu’un homme en costume prolétaire nous prenait nos manteaux. Installés à une petite table avec une jolie bougie, un colchique rouge ornait la table dans un joli vase, fleur communiste par excellence (on me l’a appris à cette occasion, j’en savais strictement rien). Au mur, un gigantesque tableau représentant Mao, Khrouchtchev, Brejnev, assis autour d’une table, mangeant et s’esclaffant, avec un tableau de Lénine au mur (de la méta-peinture) pendant que Fidel Catro danse avec une demoiselle, une main sur ses fesses.

 

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Si ça vous donne pas envie de venir, Messieurs…

 

Voilà pour l’ambiance.

Côté menu, tous les plats sont des recettes tirées des cuisines des plus grandes figures de la guerre froide : le plat préféré de Mao, les cigares de Fidel, etc… Il y a aussi des menus prolétaires, mais j’ai préféré prendre le menu dignitaire du parti. Je me suis donc régalé de Roulés de Gibiers Sauvages à la Tito (Yougoslavie, je ne te quitterai jamais), du gibier roulé et fourré aux champignons avec une sauce forestière à l’herbe de bison tandis que mon hôte savourait La Propagande du Succès (rien que ça), un gros morceau de flétan sur un lit de blancs de poireau. Les deux plats étaient succulents, un délice, oh mon dieu rien qu’en parler j’ai faim. Surtout que mon plat était à 39 PLN (8,80€), et la Propagande du Succès à 29 PLN (6,50€).

 

J’ai bu une succulente bière munichoise Paulaner, 50cl pour 10 PLN (2,25€).

 

photos czerwony wieprzem copie

Photos gracieusement piquées sur Mon Petit Journal, qui m'a fait connaitre ce restaurant


Est ensuite venu le temps des desserts, et cela s’est gâté. J’ai choisi l’Etoile de Fidel au Chocolat, le dessert favori de Castro : une combinaison de chocolat cubain, de sirop de sucre de canne et d’amandes écrasées. L’assiette m’est arrivée, magnifique, une étoile rouge en coulis de framboise dessinée, très joli et rigolo mais… mais voilà, c’était pas bon du tout. Mais alors pas du tout.

De son côté, ma dame a commandé le dessert que c’était fait servir Jimmy Carter lors de sa visite en Pologne en 1979 : un fondant au chocolat au Cointreau. C’était un peu meilleur, mais pas tellement.

 

Nous sommes finalement repartis, s’en sortant chacun pour 85 PLN (19€). Le gardien du vestiaire a remis le manteau à ma dame, comme dans les films ou les grands restaurants, et nous avons rejoint le froid arctique de l’automne polonais. Le restaurant parfait si l’on reste éloigné des desserts. Ou alors qu’on en prend un, mais qu’on évite les deux que nous avons pris. L’ambiance est vraiment bonne, très second degré, le service est rapide et de qualité, et encore une fois, le gibier, aaaaaah, génialissime.

 

Bon appétit !

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 07:50

Je suis parti en Slovaquie, j'avais de belles lunettes bien droites.

Je suis revenu de Slovaquie, j'avais de belles lunettes tordues qui penchent sur la droite et qui ont des verres de couleurs différentes.

 

Pourquoi ?

 

Tout cela remonte au mois de novembre 2010. Le championnat de football de la faculté de politique de l’Université de Banska Bystrica bat son plein. L’équipe Erasmus a gagné son premier match 16-2, et le second contre le champion sortant 6-4 grâce à des arrêts de grande classe de leur gardien de but, qui est sorti groggy, les genoux en sang de ce duel à mort contre des doctorants enivrés. Ce gardien, c’était moi, évidemment. Dernier rempart d’une tactique en 1-0-4 (tout le monde devant, Vivien se démerde), je devais être éliminé.

L’autre équipe prétendante au titre était celle de mon colocataire slovaque. Il s’agissait de notre futur adversaire. L’après-midi avant le match, alors que je profitais d’une sieste réparatrice pour me consacrer pleinement à ma gracieuse prestation à venir, mon colocataire est venu me demander si je voulais quelque chose car il allait à LIDL. Le fourbe ! J’avais posé mes lunettes sur ma chaise, à côté de ma tête. Et il s’est assis dessus, brisant un verre et tordant la monture.

Le match s’est soldé par une défaite : j’étais aveugle et je me suis pris un coup de genou dans la mâchoire dès le début du match, tellement fort que j’ai cru que j’avais perdu mon crâne dans la bataille (fallait pas qu’elle s’en aille, wo-oh-oh). Nous avons perdu d’un but, et l’histoire retiendra que nous avons touché cinq fois les poteaux. Ça ne s’invente pas.

 

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Le terrain de football où j’ai perdu ma mâchoire et mon premier match (avec l'école communiste derrière)

 

Une fois obtenu réparation de mon colocataire, j’ai pu aller voir l’opticien de Banska Bystrica qui m’a dit qu’il ne pouvait rien faire pour la monture sans les outils adéquats (genre il faut une pioche en diamant pour remettre une branche), mais qu’il pouvait s’occuper du verre. Très bien, 37€, et je vais me manger un hamburger chez Papa Chicken en voyant clair.

 

Mais ce n’est pas fini… Ce n’est JAMAIS fini.

Fin février, l’on joue au football (encore ! quelle plaie ce sport de rustres) sur un terrain synthétique bleu, entre Erasmus, dans la joie et l’allégresse avec nos nouveaux amis fraichement débarqués.

J’étais cette fois-ci attaquant. Alors que je faisais le pressing sur le libéro italien (ça non plus, ça ne s’invente pas), celui entreprend de mettre une mine pour dégager. Dans ma tête.

Et voilà, je perds mon verre. Mais il n’est pas cassé ! Joie !

Je rentre, borne, avec mon monocle, au dortoir. J’emprunte la glue de mon colocataire slovaque et recolle mon verre. Ni vu ni connu, le MacGyver des Tatras.

 

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Le terrain de football où j’ai perdu un oeil

 

Le lendemain, je prends le train pour Varsovie. Grossière erreur. Je prends l’Express pour Prague, je change à Bohumin, où je prends un express pour Varsovie. Je m’installe sur un siège, le contrôleur débarque « il vous faut une réservation en plus de votre billet ». Ah, et sinon je reste debout ? Bref, je m’acquitte de ma dette, et je croyais pouvoir jouir de mon siège jusqu’à destination mais à Katowice, la moitié de la Pologne décide de monter dans le train, si bien que je dois laisser sa place à son propriétaire légal. Je me dirige donc dans le couloir du train, puis dans le sas, près de la porte de la voiture. Avec un petit escalier pour monter ou descendre du train. Là, je joue à la Nintendo DS, tout va bien. Je veux me grattouiller le bout du nez. Mon poignet effleure mon verre de lunette. Celui-ci tombe.

Il rebondit sur le sol.

Sur la marche la plus haute.

Sur l’autre marche.

Contre la porte.

Et il tombe à la verticale dans un espace minuscule de trois millimètres de largeur entre la marche et la porte. Et voilà mon verre de lunette

Coucou Vivien, tu es à nouveau borgne. C’est un peu comme voir en 3D, mais en différent.

Bref, je me suis retrouvé le lendemain à perdre une heure de ma visite de la capitale polonaise pour acheter un nouveau verre, celui-ci à 27€.

 

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Le premier bâtiment que j’ai à moitié vu lors de mon arrivée à Varsovie : le Palais des Sciences et de la Culture

 

Et depuis, je n’ai rien changé à mes lunettes. Parce qu’avec le bol que j’ai, dès que je les aurai réparées, elles finiront dans la gueule d’un crapaud géant.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 07:49

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Hier, dimanche, nous sommes allés voir un groupe de rock polonais en concert au Stodola, une salle de Varsovie, ancienne discothèque. Il s’agissait de Lady Pank, que nous avions déjà vu jouer trois chansons lors d’un concert de charité organisé pour un certain Maciek, déjà au Stodola, avec foule d’autres groupes.

 

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Les billets pour les deux concerts au Stodola

 

Qui sont les Lady Pank ?

Eh bien déjà, ils sont vieux. C’est un groupe formé en 1981 autour du guitariste Jan Borysewicz (celui avec une Stratocaster) et du chanteur Janus Panasewicz (il y en a qu’un, pas compliqué de le reconnaitre). Le line-up a beaucoup changé mais eux sont restés.

Le groupe compte aujourd’hui 20 albums (je n’ai pas tout écouté, hey oh), totalisant plus de 200 chansons. La fiche Wikipedia du groupe nous dit que Lady Pank a joué 369 fois entre 1981 et 1983, plus de 800 fois jusqu’en 1986. Si l’on prend des années pleines, cela nous fait une moyenne un concert tous les trois jours. Nice.

 

Mala Lady Pank, premier hit du groupe

 

Alors, comment était le concert d’hier ?

C'était very nice. Nous sommes arrivés au club à 20h, le temps de poser nos affaires au vestiaire, de prendre une bière à 1euro et le concert commençait déjà. Le son était très bon, ce qui n'était pas gagné d'avance pour une ancienne discothèque. La salle était pleine, nous étions dans le fond de la salle mais l'on voyait très bien. Je dirai que c'est grand comme 1,5x la grande salle de la Cartonnerie.

 

Kryzysowa Narzeczona ; ne faites pas attention au clip

 

Quant au show, ça se sent qu'ils ont bientôt 30 ans de carrière. Le public réagissait à grand renforts de cris à chaque début de chanson. Que des classiques, je les connaissais toutes du haut de mon expérience de leur double Best-Of, donc pas d'inédits ou de raretés. Ils ne venaient clairement pas juste chercher leur cachet et ont mis une sacrée ambiance. Le bassiste était géniale, sautillant partout. Les deux guitaristes ne bougeaient pas sur la petite scène, mais celui de droite était très marrant. Outre ses nombreuses blagues potaches, il a un peu été payé à ne rien faire : il était sans guitare le quart du temps, flânant sur scène ou jouant avec le public. C'était très rigolo. Quant au chanteur, outre le fait que de loin il ressemblait à Kaddhafi, il avait une voix vraiment puissante, c'est juste dommage qu'il ait parfois oublié les paroles.

 

Stacja Warszawa

 

Le concert n'a duré qu'une heure et demi, dont une demi-heure de solos (qui valaient la peine, c'était très bien), mais on ne peut pas tellement leur reprocher, avec un catalogue de chansons qui dépassent rarement les trois minutes, on a quand même eu tous leurs classiques. Mais on aimerait que ça dure plus longtemps, comme à chaque concert.

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