Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 07:19

Dans le genre "nourriture qui fait peur", j'ai été confronté aux przecieraki, qui sont pourtant bons. Mais la première fois que j'ai vu cette masse de petites boulettes grises dans un bol, ça m'a directement fait pensé au pied d'un corps noyé qu'on aurait découpé. Ok, ça donne pas super faim, mais une fois qu'on a fait abstraction de la couleur, ça va, c'est bon.

 

P1160323.JPG

 

Alors, comment faire ses propres przecieraki ? Parce que c'est bon, hein.

 

Il vous faut 750g de pommes de terre et 250g de farine. Râpez les pommes de terre, ajoutez la farine, salez et faites bouillir environ cinq minutes. Voilà, vous avez vos przecieraki. Vous pouvez ajouter des lardons, des oignons ou du frmage ça se marie bien. Par contre ne voyez pas trop grand : c'est très vite bourratif !

Repost 0
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 07:26

Il est temps d’éveiller un brin vos papilles avec une recette de cuisine polonaise toute simple : les placki ziemniaczane.

 

Qu’est-ce ? Tout simplement des galettes de pommes de terre. Plus basique tu meurs.

 

Comment en fait-on ?

Pour quatre personnes, il vous faut 1kg de pommes de terre, 2 œufs, 3 cuillères à soupe de farine et de l’huile.

Commencez par râper les pommes de terre, avant d’y ajouter les œufs et la farine (vous salez et poivrez à votre convenance). Ensuite, déposez dans une poêle bien huilée de petits tas de pâte, que vous aplatissez pour faire des galettes. Bien frits de chaque côté, et hop, on a les placki.

 plackiziemniaczane_d.jpg

Ça me donne trop faim.

 

En tant que bon Français, je les mange habituellement avec du sel, mais en fait, il est plus courant ici de les manger avec du sucre ou de la crème fraîche (ou les deux). Sucre, je suis pas trop fan, mais avec de la crème fraiche, c’est super bon.

 

On peut rajouter pleins de choses aux placki : fromage, pomme, chou, oignons, etc… Si sur le papier ça vous donne faim, faut pas hésiter à tenter.

 

Bon maintenant vous avez plus qu’à vous faire littéralement péter le bide avec des assiettes pleines de placki ziemniaczane, parce que c’est super bon, ça se mange sans faim.

 k-NDIzNTk0ODQsNDc0NTE0NTk--f-257171_placki_z_jabkami_007_me.jpg

Ça vous donne pas envie, vraiment ?

Repost 0
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 06:59

Quelques jours après mon arrivée en Slovaquie, j’ai pu participer à ma première soirée Erasmus, qui fut (plus ou moins) mémorable. J’y ai rencontré d’autres étudiants français, dont certains qui étaient déjà là l’année précédente. Je les ai tout de suite trouvé sympathiques, d’autant qu’ils me payaient des coups de Tatransky Caj (Tchaille), un alcool noir très sucré. J’aurai dû me douter qu’il y avait anguille sous roche lorsqu’ils m’ont dit « ce soir, c’est ton soir ». Ils avaient oublié de me préciser que cet alcool était à 72°. Au bout de cinq ou six verres (vous pensez vraiment que je m’en souviens combien j’en ai bu ?), je me rappelle juste que j’étais assis sur un canapé à côté d’une Polonaise, trou noir, et je me suis réveillé à côté d’une autre Polonaise. Personne n’a jamais voulu me dire ce qu’il s’était passé (j’en ai une vague idée, j’ai des flashs, mais la bienséance m’empêche d’en parler).

Bref, voici une petite introduction expliquant ce qu’il ne faut pas faire avec du Tatransky Caj : en boire trop.

 

Le Tatransky Caj (littéralement le « Thé des Tatras ») est donc une eau de vie slovaque venue des Hautes Tatras qui se décline en cinq versions : 32°, 42°, 52°, 62° et 72°. Il s’agit de thé trempé dans de l’alcool concentré. Celui-ci peut se couper ou même se boire chaud. Personnellement, je ne l’ai bu qu’en version shot.

 

tatratea-tatransky-caj-1.jpg

 

Cet alcool est vite devenu le symbole de « ouais on boit de l’alcool trop fort on est troooooooop des oufs » alors que généralement, les demoiselles Turques qui achetaient la bouteille ne pouvaient en boire qu’un shot et ne pouvait pas vider la bouteille, et ce même en s’y mettant à une dizaine de personnes, mais c’était in de boire du Tatransky Caj parce que c’était l’alcool le plus fort, quoi. Personnellement, j’ai toujours préféré une bonne hruska. D’ailleurs, les Slovaques n’en boivent pas très souvent : déjà, le prix est assez élevé en supermarché comparé aux autres spiritueux locaux, et ensuite, ça dépend des goûts, mais cela a quand même un goût sucré assez particulier.

 

En tant que bons gentlemen, il est plus sage de se contenter d’un ou deux petits shots de Tatransky Caj en apéritif ou en digestif. C’est comme ça que je l’ai toujours préféré, en tout cas.

 

Repost 0
23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 07:00

Le temps est venu de parler d’un restaurant que j’ai aimé et qui vaut le détour. Est-il à Banska Bystrica ou Varsovie ? Que nenni, celui-ci se trouve à Budapest ! Jusqu’ici, je n’ai jamais trop parlé de la Hongrie, il faut dire que je ne suis resté que 36 heures à Budapest, à tout casser. Ce qui ne m’a pas empêché de trouver cette ville absolument magnifique. J’en reparlerai sûrement un jour ou l’autre, il faut dire que j’y ai quand même embrassé les testicules d’un cheval (en étain, le cheval (et les testicules aussi)).

 

Pour cette petite excursion dans la capitale hongroise, nous étions un groupe fort hétéroclite : un Français (c’est moi !), un Turc (c’est pas moi) et trois Polonais. Le destin fit que ces derniers connaissaient une Polonaise en Erasmus à Budapest, qui nous servit de guide. Pour le dîner, elle nous emmena dans un restaurant qu’elle décrivait comme atypique et servant l’un des meilleurs goulash de la ville. Jackpot, elle avait raison sur les deux points.

 

IMG_0932.JPG

Le pont entre Buda et Pest

 

Ce restaurant se nomme For Sale (ouais, « à vendre », c’est bien ça) et se trouve tout près du vieux pont reliant Pest à la colline de Buda. Je sais que vous rêverez de manger dans ce restaurant après ma fine critique culinaire, alors je vous file l’adresse tout de suite avant que j’oublie : Vamhaz Korut 2. Voilà.

 

Commençons par le cadre. Imaginez un soleil couchant, chaud en ce début d’automne. Nous entrons dans le restaurant. Par terre, du bois et de la paille, comme dans une vieille auberge. Les tables sont massives, éclairées à la bougie. Au plafond, des tonnes de petits papiers. Ils sont accrochés là après que les clients y aient écrits quelque chose, cool. Nous montons à l’étage, la lumière jaune du soir passe par les gros verres des fenêtres rustiques un peu sales. Sous nos pieds, le sol craque. Il s’agit d’écorces de cacahuètes, mélangées à la paille. Partout, des cacahuètes !

 ForSale2.jpg

Le sol du restaurant

 

C’est une des particularités de ce restaurant : sur chaque table, un seau de cacahuètes, et on jette les écorces sur le sol, à la bonne franquette, aller hop. Alors évidemment, avec mon Turc, on s’est juste fait péter le bide de cacahuètes, il y avait littéralement de petites collines d’écorces à nos pieds. Tant qu’à la fin on les jetait un peu ailleurs pour faire croire que c’étaient les filles qui s’empiffraient.

 

Pour rapidement écorner l’image idyllique, le personnel qui s’occupait de nous était colérique, de mauvaise humeur et très casse-couilles. Pas le droit de rajouter un tabouret à une table nom de Dieu ! Ils voulaient à la place nous séparer en deux tables espacées… Pas très sympa. On s’en fout on a gagné, on l’a bougé ce foutu tabouret.

 

Bien évidemment, nous avons commandé deux grosses soupières de goulash pour nous six. Oh putain. Oh putain. Déjà, il y en avait double ration pour dix personnes. Et c’était bon, mais c’était bon ! On dit souvent que la première fois est loin d’être la meilleure (cette règle ne s’applique pas à moi), mais concernant ce goulash, ça reste jusque maintenant le meilleur que j’ai jamais goûté. C’était un bête goulash, mais qu’est-ce qu’il était bon !

 ForSale1.jpg

Mais ça donne faim !

 

Vaillants gloutons que nous sommes, les trois garçons de notre équipée avons fini jusque la dernière goutte de ce goulash avant de nous attaquer au reste du seau de cacahuètes. Nous en avons mis dans nos poches et sommes partis en payant l’addition, un resto vraiment bon marché (pour nous), dans la moyenne de Budapest (de ce que j’ai vu des menus en flânant-ci et là).

 

Nous fûmes pleins de cacahuètes et quand vint le moment de l’ascension de la colline de Buda, nous regrettâmes prestement notre goinfrerie, lourds que nous étions. (C’est la morale de l’histoire : si tu fais de l’alpinisme, mange pas un seau de cacahuètes avant de partir.)

 

Depuis, je n’ai jamais remangé une seule cacahuète, je crois que j’en ai avalé assez pour une bonne dizaine d’années.

 

(Je n’ai pris aucune photo du restaurant, j’ai tout piqué sur Google Images. Mais la première est de moi *frime*)

Repost 0
18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 07:17

En France, pour manger rapidement, on a le jambon-beurre. Ça coute généralement 5€ et il n’y a rien dedans. Donc on préfère des plats typiquement français comme le hamburger ou le kebab. En Slovaquie, nous avons vu ici qu’ils avaient le masla. Mais en Pologne, qu’ont-ils ?

 

La ZAPIENKANKA. Repeat after me : za-pied-canne-ka.

 

Qu’est-ce que c’est ? Bah c’est tout simple, c’est une moitié de baguette de pain (pas une baguette coupée en deux au milieu, mais une baguette séparée en deux, oh et puis si vous me comprenez pas regardez la photo) avec des champignons, du fromage, et hop, on met tout ça au four. Ensuite, on peut barbouiller de ketchup. C’est simple et grand maximum on s’en sort pour 1€50.

 

 P1150853.JPG

Une zapiekanka de chez Mommo Good Food (oui oui).

 

Alors on peut faire des zapiekanki comme vous voulez, il y en a avec du jambon, avec du saucisson, avec des légumes, ça se décline à l’infini. Et comme cet article est un peu light (en même temps, comment faire plus sur une vulgaire baguette de pain coupée en deux avec du fromage ?), j’avais pensé montrer une vidéo de moi faisant du ski à reculons, mais finalement, je vous propose une véritable recette pour faire vos petites zapiekanki.

 

Ingrédients


1 baguette de pain

Des champignons

Du fromage rapé

Des trucs en plus, du jambon par exemple

 

Faites frire vos champignons jusqu’à ce qu’ils soient cuits.

Coupez votre baguette en deux dans la largeur.

Etalez un peu de beurre sur le pain (oui, je l’avais pas mis dans les ingrédients).

Mettez vos champignons sur le pain beurré, puis ajoutez le fromage râpé.

J’espère que vous avez fait préchauffer votre four à 180°C, parce que là c’est le moment d’y mettre les zapiekanki.

Laissez cuire environ 5 minutes, peut-être un peu plus, peut-être un peu moins.

Ressortez et arrosez de ketchup.

Mangez.

Repost 0
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 07:33

 

C’est bientôt Noël, alors j’ai décidé de vous faire un cadeau, à tous et à toutes. Un cadeau tout simple, mais qui ravira petits et grands, enfin surtout les grands. Il s’agit de la recette de ma Jacqueline slovaque.

Réalisée dans un bac à laver le linge, elle a égayé les soirées Erasmus du premier et du second semestre : fêtes au 8e étage, International Village I & II, etc… Je sais ô combien mes amis slaves l’aiment, en particulier les demoiselles slovaques et polonaises.

 

It will be Christmas soon, so I’ve decided to offer you a present. A simple gift, but it will make you happy, all of you, boys and girls, especially girls. It is the recipe of my Slovak Jacqueline.

You enjoyed it during Erasmus parties of 1ST and 2nd Semester: parties in 8th floor, International Village I & II, etc…

 

Je vous délivre donc mon secret…

 

So this is my secret…

 

jak2.jpgjak1.jpg

 

Ingrédients :

2,25 L de vin blanc, du Tokaji hongrois est parfait.

4 L de limonade basique, premier prix.

Ensuite, ça se joue au talent. Il faut ajouter pas mal de crème de cassis, ou si vous n’en avez pas, de la liqueur de cerise (pour la variante Cherry Jacqueline).

Pour finir, ajouter du sirop de grenadine (ou de cerise pour la Cherry version) pour adoucir le tout.

Pour savoir quand c’est prêt, faites goûter à une Polonaise à la louche. Si elle veut en reprendre, c’est bon.

 

Ingredients:

2,25L of white wine, hungarian Tokaji is perfect.

4 L of basic lemonade.

Then, it’s only talent. You have to add blackcurrant liqueur. If you don’t have, cherry liquor is ok (for the Cherry Jacqueline).

After, you add wild fruits sirup (or cherry one for the Cherry version) to make it sweeter.

To know when it’s ready, give it to a Polish girl. If she wants to drink everything, it means it’s ok.

 

La preuve que ma Jacqueline est synonyme de qualité, elle est plus aimée que moi !

 

The proof that my Jacqueline is a synonymous of quality, she is more loved than me!

 

P1150845.JPGP1150849.JPGP1150852.JPG

 

Repost 0
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 07:54

Si vous me lisez régulièrement, vous savez que, comme je vous l’ai expliqué, la cuisine du dortoir de Banska Bystrica n’était pas des mieux équipées.

Comme la vie trouve toujours un chemin, je me suis adapté à mon nouvel environnement et je suis passé par diverses phases où je mangeais souvent le même plat car il était économique, ainsi que bourratif et facile à faire. Je vous livre ici tous mes secrets.

 

Haricots blancs à la sauce tomate

 

Vous allez à LIDL et achetez une boîte de Baked Beans. Vous prenez une casserole qui ne vous appartient pas dans la cuisine, mettez une noisette de beurre au fond, régler la plaque électrique sur 4,75 sinon ça ne marche pas, mettez vos haricots dedans. Faites cuire. Vous pouvez rajouter des morceaux de feta, c’est bon.

A consommer au petit-déjeuner, au déjeuner, au diner ou quand vous revenez de boite à 4h du matin dans un bol en plastique qui n’est pas à vous et qui vous brûle les doigts. Ne pas oublier de faire la vaisselle.

 

 BBeans.jpg

Les Baked Beans de LIDL, tintintin !

 

Radis

 

Vous allez à LIDL et achetez une botte de radis à quinze centimes, du pain de campagne et de la crème de beurre. Rentrez dans votre chambre après avoir piquer le sel dans la cuisine, il vous appartient, vous avez investi trente centimes dedans pour fournir à tout l’étage la provision de sel pour le mois. Beurrez votre tranche de pain de campagne, découpez en fines tranches les radis et salez. Vous pouvez rajouter des morceaux de feta, c’est bon.

Vous n’avez plus qu’à déguster à toute heure de la journée !

 

 P1150705.JPG

Reconstitution polonaise

 

Croquemonsieurs


Vers la fin avril début mai, un nouvel appareil a fait son apparition dans la cuisine du 8e étage. Un appareil à croquemonsieurs ! Je n’ai plus mangé que du pain toasté. Le matin, une tartine de pain grillée à la crème de beurre, le midi croquemonsieurs, le soir croquemonsieurs.

Quels sont mes trucs et astuces ? Alors vous allez à LIDL et achetez du pain de mie ou du pain de campagne. Vous beurrez les deux côtés parce que vous aimez bien être gros, et dedans vous mettez tout ce que vous trouvez : gorgonzola, saucisson, jambon, fromage fumé, salade, tomate, vous pouvez essayer toutes les combinaisons possibles. De toute façon vous n’allez plus en cours alors vous avez le temps de faire des essais. Vous pouvez rajouter des morceaux de feta, c’est bon.

 

Pates tomate pesto thon


Pour commencer, vous allez  à LIDL et vous achetez un paquet de farfalles, des tomates cerises, du thon en boite et du pesto rosso. S’il est verdo, c’est pas la peine, le plat sera merdo. Faites bouillir votre eau dans une casserole qui ne vous appartient pas, vu que de toute façon, les seuls trucs que vous avez acheté, ce sont une assiette et une tasse et qu’on vous les a piquées. C’est con, c’était une tasse avec une peinture de Van Gogh dessus. Vous coupez proprement vos tomates cerises en deux, plongez vos pates dans l’eau bouillante et attendez. Vous pouvez faire revenir le pesto rosso dans une casserole pour le chauffer ou non, ça dépend de votre paresse.

Une fois les pates cuites, vous mélangez tout, vous salez un peu et vous mangez. Ne rajoutez pas de morceaux de feta, c’est pas bon.

 P1150804.JPG

Reconstitution polonaise sans les bonnes pates et avec des grosses tomates

Repost 0
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 07:08

 

Nous sommes allés vendredi soir dans un restaurant plutôt branché de Varsovie. Je dis ça parce qu’il était obligatoire de réserver, on s’est retrouvés comme deux cons mardi soir par -10° à la porte du restaurant et on a fini par manger un gyros.

Ce restaurant se nomme Oberza pod Czerwonym Wieprzem. En français bien de chez nous, cela donne l’Auberge sous le Porc Castré.

 

Attendus à 18h, nous avons été accueillis par une demoiselle en uniforme, tandis qu’un homme en costume prolétaire nous prenait nos manteaux. Installés à une petite table avec une jolie bougie, un colchique rouge ornait la table dans un joli vase, fleur communiste par excellence (on me l’a appris à cette occasion, j’en savais strictement rien). Au mur, un gigantesque tableau représentant Mao, Khrouchtchev, Brejnev, assis autour d’une table, mangeant et s’esclaffant, avec un tableau de Lénine au mur (de la méta-peinture) pendant que Fidel Catro danse avec une demoiselle, une main sur ses fesses.

 

czer 

Si ça vous donne pas envie de venir, Messieurs…

 

Voilà pour l’ambiance.

Côté menu, tous les plats sont des recettes tirées des cuisines des plus grandes figures de la guerre froide : le plat préféré de Mao, les cigares de Fidel, etc… Il y a aussi des menus prolétaires, mais j’ai préféré prendre le menu dignitaire du parti. Je me suis donc régalé de Roulés de Gibiers Sauvages à la Tito (Yougoslavie, je ne te quitterai jamais), du gibier roulé et fourré aux champignons avec une sauce forestière à l’herbe de bison tandis que mon hôte savourait La Propagande du Succès (rien que ça), un gros morceau de flétan sur un lit de blancs de poireau. Les deux plats étaient succulents, un délice, oh mon dieu rien qu’en parler j’ai faim. Surtout que mon plat était à 39 PLN (8,80€), et la Propagande du Succès à 29 PLN (6,50€).

 

J’ai bu une succulente bière munichoise Paulaner, 50cl pour 10 PLN (2,25€).

 

photos czerwony wieprzem copie

Photos gracieusement piquées sur Mon Petit Journal, qui m'a fait connaitre ce restaurant


Est ensuite venu le temps des desserts, et cela s’est gâté. J’ai choisi l’Etoile de Fidel au Chocolat, le dessert favori de Castro : une combinaison de chocolat cubain, de sirop de sucre de canne et d’amandes écrasées. L’assiette m’est arrivée, magnifique, une étoile rouge en coulis de framboise dessinée, très joli et rigolo mais… mais voilà, c’était pas bon du tout. Mais alors pas du tout.

De son côté, ma dame a commandé le dessert que c’était fait servir Jimmy Carter lors de sa visite en Pologne en 1979 : un fondant au chocolat au Cointreau. C’était un peu meilleur, mais pas tellement.

 

Nous sommes finalement repartis, s’en sortant chacun pour 85 PLN (19€). Le gardien du vestiaire a remis le manteau à ma dame, comme dans les films ou les grands restaurants, et nous avons rejoint le froid arctique de l’automne polonais. Le restaurant parfait si l’on reste éloigné des desserts. Ou alors qu’on en prend un, mais qu’on évite les deux que nous avons pris. L’ambiance est vraiment bonne, très second degré, le service est rapide et de qualité, et encore une fois, le gibier, aaaaaah, génialissime.

 

Bon appétit !

Repost 0
24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 11:50

Le masla (à prononcer machla) est plus qu'un sandwich, plus qu'un hamburger, c'est un concept, quelque chose qui sort d'une Quatrième Dimension pour venir se placer dans ton palais et exploser comme le plus grand des orgasmes.

Cependant, pour goûter à ce désirable met culinaire, il faut aller le chercher à 5 heures du matin après avoir passé toute la nuit en boîte, et de préférence avoir consommé quelques verres de hruska. Eh oui, on n'accède pas si facilement au bonheur.

 

 masla.jpg

La cabane à Masla de Banska Bystrica, qui fait aussi hamburgers et hot dogs. Mais personne n'en prend jamais, de toute façon.

 

Co to jest to masla ?

C'est un pain, pas à hamburger étant donné qu'il n'est ouvert qu'à moitié. A l'intérieur, l'on glisse de la salade, de la tomate, un cordon bleu, des oignons, de la tatarska omacka (une sauce délicieuse ressemblant à de la mayonnaise mais en quinze fois meilleure), et c'est tout. Et ça coute 1,50€. C'est tout con, mais qu'est-ce que c'est bon.

 

Notre communauté intellectuelle se réunissait toujours au même Masla, près du centre commercial, qui était ouvert 24h/24 et dont le pique d'affluence correspondait à 3h – 5h du matin. L'on trouve des maslas aux quatre coins de la Slovaquie, souvent aux gares de bus ou de train, mais pour en avoir goûté plusieurs, rien ne vaut celui de Banska Bystrica. Plus gros, plus généreux, mieux cuit, il est la réponse à toutes vos envies, et il clôt le mythique triptyque Kapitol – Ponorka – Masla.

 

 masla-ketchup.jpg

La variante réclamée par un ami turc : avec du ketchup. C'est dégueulasse. Ca dénature totalement la recette traditionnelle du masla.

Repost 0
15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 07:10

En Champagne, nous avons la chance d'avoir le champagne à portée de lèvres, ou presque. Ce n'est pas forcément le cas partout. Il y a pourtant une demande, et il faut donc la combler. Et en Slovaquie, c'est là qu'Hubert entre en scène.

 

Dans les supermarchés slovaques, Tesco, Coop ou Kaufland, au rayon alcool, il y a des rangées et des rangées de bouteilles de Hubert. Du brut, du semi-brut, du Deluxe, du Méga-deluxe, du rosé, et encore, je dois bien en oublier une autre demi-douzaine. Qu'est-ce que le Hubert ?

 

La bouteille ressemble à une bouteille de champagne, les bulles sont identiques, la couleur est la même, mais...

 

image-brut.jpg

Hubert, l'Original...

 

Mon premier vrai contact avec le Hubert ? Restaurant Barbakan à Banska Bystrica, début octobre 2010. J'y emmène une demoiselle pour un dîner non-romantique malgré le cadre : restaurant faiblement éclairé, installé dans une ancienne fortification médiévale, servant des mets succulents. Le dîner, donc.

Voulant faire le flambeur et impressionner ma Slovaque avec mon argent de riche Français payé par Erasmus, je pris du cerf avec une sauce marron onctueuse dont je ne saurai dire la saveur avec le recul. Elle prit du saumon. Et je commandai une bouteille de champagne. Et l'on m'amena une belle bouteille de Hubert Deluxe (je ne regarde pas à la dépense pour séduire) dans un seau à Hubert.

Deux coupes, des bulles alcoolisées... et un goût de jus de pomme.

Voilà ce qu'est le Hubert : du Champomy à 15° d'alcool. Cela n'a donc rien à voir avec le goût du vrai champagne, mais c'est tout de même bon.

(Pour l'anecdote, même si la demoiselle a finie pompette, je suis reparti la queue entre les jambes, les miennes.)

 

barbakan.jpg

Le Barbakan, c'est quand même la classe

 

L'égalité Hubert = Champagne est tellement ancrée dans les esprits slovaques que lorsque je leur ai amené du vrai champagne, ils n'ont pas voulu me croire que cela avait vraiment ce goût là. Et ils n'ont généralement pas aimé.

En boîte, quand je hurle « du Hubert, du Huberte, du Houber, du HOUBERTE », on ne me comprends pas. Quand je demande « Champagne », on me sort une bouteille.

 

Un petit mot sur le prix du Hubert : 3 à 5€ la bouteille en grande surface, 10€ en boite et au resto. C'est quand même super abordable, et c'est méga bon. Et quand tu as une bouteille en boite, t'es considéré comme le Roi du Halusky.

 

Hubert-Grand-rose-vizual.jpg

Hubert Grand Rosé...

 

Aller un petit peu d'histoire, d'autant qu'il y a une belle romance.

L'histoire débute lorsque Hubert Johann Evangelista (?), un soldat originaire de Champagne, est blessé lors des guerres napoléoniennes en Russie. Exsangue, il est ramené à Bratislava où une jolie infirmière s'occupe de lui, Paulina (toutes les Paulina sont jolies, c'est un fait). Ils tombent amoureux et se marient.

Ce cher Hubert doit maintenant gagner sa croûte, et il se rappelle qu'il connaît le secret de production du champagne (plus ou moins, hein)... Il crée donc son entreprise en 1825 pour la production de vin mousseux, première usine en dehors de France.

 

 

 

Hubert Deluxe, tellement érotique...

 

Repost 0