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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:00

Alors que je vagabondais à Empik, en quête de cadeaux à ramener de Varsovie, je tombais nez-à-nez avec plusieurs rayons de tasses aux couleurs de divers livres (coucou le Petit Nicolas), séries, groupes de musiques. C’est la mode, vous le savez tous. Bref, j’aperçois une tasse blanche avec deux fripouilles dessinées, habillées aux couleurs de la Pologne. Leur nom ? Bolek i Lolek. Aucune idée de ce que c’est, mais ils sont mignons, aller hop, j’embarque.

 P1170840.JPG

Elle est pas belle ma tasse ?

 

Alors, qui, ici, connait Bolek et Lolek ? Pour avoir vu ces deux personnages de dessins animés, il faut avoir regardé FR3 en 1976 et en 1981. Ce n’est définitivement pas de ma génération, mais cela peut peut-être raviver quelques souvenirs parmi les Anciens qui me lisent.

 

Bolek i Lolek (pour Bolesław et Karol) a débuté à la télévision polonaise en 1963 et ne s’est arrêtée qu’en 1986 avec plus de 159 épisodes d’environ 9 minutes, au début muets pour la plupart, avant de mettre en scène des dialogues à partir des 80’s. Sans surprise, étant donné que ça reste un cartoon, les deux frères vivent de multiples aventures, la plupart du temps à l’extérieur de chez eux, avant de partir carrément à la découverte du monde entier.

 

Je ne suis pas un expert dans la culture jeunesse polonaise (à part qu’ils kiffent le Petit Nicolas, oui), mais je ne pense pas trop risquer de me tromper en affirmant que Bolek i Lolek fait partie de leurs séries préférées, et que l’on frôle là l’institution nationale. Ainsi, il existe des rues Bolek i Lolek à Dzienaków Leśny, Kwidzyn, Olsztyn, Ostrów Wielkopolski ou Zielona Góra. Sans compter un monument à Bielsko-Biała, où était produite la série.

 

Aller, regardons au moins un épisode !

(Comme je suis un idiot qui pense que "popularité = qualité", j'ai choisi l'épisode qui avait le plus de vues sur Youtube. Mais ça va, il est cool.)

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 07:00

Comme vous le savez-tous, il ne reste plus grand-chose de ce que fut Varsovie avant la Seconde guerre mondiale. A la fin de l’été 1944, Varsovie a été réduite à l’état de ruines après l’échec de l’Insurrection. Pour mieux comprendre, voici des images issues du court-métrage présenté au Musée de l’Insurrection, que l’on peut voir en 3D :

 

 

Comment se représenter cette ville disparue, autrefois surnommée la « Paris de l’Est » ? Avec de l’imagination, beaucoup d’imagination.

Ou alors en allant au cinéma voir un court-métrage s’intitulant sobrement « Warszawa 1935 », sorti le 15 mars dernier.

Réalisé par Tomasz Gomol et son studio NewBorn, Warszawa 1935 est une reconstitution minutieuse de ce que fut Varsovie en 1935, à la ruelle près. Cela ne fut possible que grâce à l’utilisation de moult photographies mais surtout de plans urbains d’une précision inégalée à l’époque, conjugués à l’utilisation de super ordinateurs pour traiter les données et les modéliser (on parle ici d’un film qui a nécessité 12 To de données, d’après le Parisien).

 

Bande-annonce :

 

 

Mais alors Vivien, dis-moi, qu’en as-tu pensé ?

 

Commençons par ce qui fâche, comme ça, ça sera vite évacué.

C'est court ! Je m'attendais à une vingtaine de minutes, l'on doit plus probablement s'approcher de la dizaine. En même temps, un film plus long aurait probablement tourné au supplice.

Je m'explique : le film est d'une immense qualité, mais le choix d'une musique classique avec de gros chœurs bien larmoyants m'a endormi. D'autant plus que ce côté tristounet ne fait que renforcer le tragique de la destruction de la ville dix ans plus tard ; si bien qu'à force, l'on n'a plus que ça à l'esprit et on loupe pleins de détails. Une musique populaire d'époque à grands renforts de musette, ou tout simplement une absence de musique pour ne recréer que l'atmosphère sonore de la Varsovie de 1935 auraient tout autant convenu.

Le piège du pathos n'a pas su être évité, mais ce n'est pas une catastrophe en soi car...

 

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...putain que c'est impressionnant ! Si parfois quelques modèles ont un aspect artificiel, les quelques rues que la caméra survole ou suit sont admirablement bien rendues. Il faut voir avec quel soucis du détail les bâtiments ont été reconstruits, les voitures, les passants, qui jouissent presque tous d'une animation réaliste ! J'étais sur le cul devant une telle prouesse technique.

Je déteste viscéralement le cinéma 3D,  mais cette fois-ci, cette technologie a été admirablement utilisée, avec parcimonie. C'est simple, c'est probablement la meilleure expérience 3D que j'ai eu jusqu'à aujourd'hui (il faut dire que Pirates des Caraïbes 4 et les Trois Mousquetaires n'étaient pas des concurrents de haut niveau). Vraiment, c’est à regarder en Blu-Ray sur un 4K pour profiter de la minutie des plans aériens qui fourmillent de vie.


Ensuite, il est évident que le film ne parlera qu'à ceux qui connaissent Varsovie et qui peuvent comparer avec la ville telle qu'elle est aujourd'hui. Moi-même, il y avait des lieux que je n'arrivais pas à resituer, mais cela ne m'a pas empêché d'être sonné par la différence entre les rues Marszałkowska de 1935 et d'aujourd'hui. D'ailleurs, le plan final qui redescend la rue, figée, depuis l'Ogród Saski est magistral.

 

Depuis, je n’ai qu’un seul fantasme : que NewBorn vende toutes ses données de Warszawa 1935 à CD Projekt, studio polonais leader dans le jeu vidéo, pour recréer un jeu à monde ouvert encore plus convaincant que le Los Angeles de 1947 présenté dans L.A. Noire en 2011. Je peux toujours rêver.

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 07:30

 

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Après avoir lu Quo Vadis ?, monument de la littérature polonaise, j’ai décidé de regarder son adaptation cinématographique réalisée en 2001 par Jerzy Kawalerowicz. Il s’agissait du film proposé par la Pologne aux Oscars 2001. Il n’a pas été retenu. Pourquoi ?

 

MAIS PARCE QUE C’EST NUL. Bon, j’exagère vachement : il y a du moins bon et du très mauvais, et je me suis coltiné tout ça pendant 2h40.

 

La bande-annonce :

 


 

 

 

Commençons par les bons côtés : Lygie est super super super belle. Magdalena Mielcarz est un régal à voir. Bon, c’est un top model, alors elle ne sait pas jouer, mais on peut pas tout avoir. Et puis pour le peu qu’elle parle… De toute façon, vu que l'histoire, on finit rapidement par s'en balancer... Par contre, Lygie est censée avoir entre 14 et 15 ans, là elle fait un peu vieille. Mais j’avoue qu’en 2001, voir une histoire d’amour entre un mec de vingt-cinq ans et une ado, c’eut pu choquer.

Lorsque j’ai vu l’acteur jouant Pétrone, j’ai failli avoir une attaque cardiaque, renverser la table et écraser mon ordinateur à coups de massue : grand tort que j’aurai eu là. En réalité, Boguslaw Linda incarne parfaitement Pétrone et habite totalement le personnage. En même temps, c’est facile de surnager quand on est le seul vrai acteur pendant 170 minutes de pellicule : tout de suite, on vous remarque.

Michal Bajor, jouant Néron, est plutôt bon, essayant d’apporter des nuances dans un scénario manichéanisé à l’extrême, mais ne peut pas réaliser l’impossible.

La musique est plutôt bonne, il faut l'avouer... mais jamais utilisée au bon moment ! Un moment épique sera souligné par une musique d'ascenseur et un mec qui monte des escaliers aura comme les Chariots de Feu en fond sonore !

Une scène vaut vraiment le coup : la persécution des chrétiens dans l’amphithéâtre en pierre (à propos duquel Sienkiewicz répète plus de cinq fois que celui-ci était EN BOIS, bon Dieu, EN BOIS). La scène des lions est très bonne et épique (vous pouvez la voir à 01:58:00 dans la vidéo à la fin de l’article : c’est le film en entier, sous-titré en anglais).

 

Voilà, c’est fini, on peut passer au reste.

 

 

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Coucou je suis belle mais je suis aussi émotive qu’un poireau.

 

 

Alors tout d’abord, le montage est calamiteux. Les plans se suivent de manière surréaliste, totalement artificielle. Voilà, ce n’est pas naturel, il empêche le spectateur de s’immerger dans la belle histoire qui est contée.

Ensuite, défaut inhérent à l’adaptation : on comprend difficilement. Je ne parle pas de scènes du livre qui ont été coupées, c’est normal et compréhensible. Seulement, l’enchainement des scènes choisies laisse le spectateur un peu perplexe : « attends, ils sont où là ? et c’est quand ? mais comment ils sont arrivés là ? attends je comprends pas, reviens en arrière… » Si bien qu’au bout d’un moment, on s’en fout un peu de ce qui se passe, on attend les nouvelles saillies dialectiques de Pétrone et la persécution des chrétiens.

Après, on a la reconstitution historique : les décors d’intérieur sont géniaux, très fidèles à la vision de Sienkiewicz mais (oui, je sais que vous attendiez mon « mais ») les décors extérieurs… Sérieusement ? Sérieusement les mecs ? On dirait du carton-pâte, c’est artificiel, cela manque de vie. Cela manque surtout de grands plans d’ensemble sur Rome pour replacer l’ensemble spatialement. Là, c’est dénué de vie et de personnalité car détaché de l’espace. D’autant que l’absence de mouvement en arrière-plan renforce le côté artificiel.

Après, il y a aussi le reste des personnages qui sont mal joués, ou les acteurs mal choisis : Marcus (gênant quand le héros se retrouve dans ce genre de liste), Ursus, Poppée, Croton… Ils cabotinent tous, sortant le spectateur du film.

Je ne dirai rien de la fin, mais je l’ai trouvée à chier (je n’oserai pas « scandaleuse », même si j’y pense très fort).

 

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Non mais sérieusement, ils ont pas eu honte de faire des timbres de ce truc (par contre je tamponnerai bien Lygie).

 

 

Bon, voilà, je pense que j’ai pas besoin d’entrer plus dans les détails, comme par exemple citer les effets spéciaux qui font très téléfilms (j’ai envie de citer une scène qui devrait être le point d’orgue du film et qui se termine en sourires gênés au lieu des larmes d’émotion…). Si vous avez deux heures quarante à perdre, vous pouvez subir le film pour savourer le personnage et l'histoire de Pétrone (donc zappez dès que vous voyez la trogne de Vinicius), et si vous avez juste cinq minutes, regardez la mise à mort des chrétiens dans l’amphithéâtre, c’est à 01:58:00 dans la vidéo suivante.

 

 


 

 

 

(Et Eunice est censée être blonde, %#@!&?$ !)

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 07:20

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Après Wszytsko, co kocham, je me suis lancé dans le visionnage d’un autre film polonais, 1920 Bitwa Warszawska, en français 1920 : La Bataille de Varsovie. Sorti le 30 septembre 2011, Bitwa est le premier film polonais à sortir en 3D, avec un budget gigantesque. Déjà lorsque j’étais à Cracovie fin août, c’était la folie, les affiches géantes barraient les murs, une grosse grosse campagne marketing.

Mais pour quoi au final ?

 

Commençons par un petit contexte. Après avoir acquis son indépendance en 1918 comme je le relatais dans cet article, le Maréchal Pilsudski veut aller libérer les Ukrainiens pour former une Fédération des Etats indépendants entre la terrible Germanie et les Bolcheviques, le tout dans un contexte d’accrochages permanents avec la Russie soviétique en pleine guerre civile entre Rouges et Blancs. Pilsudski lance donc les armées polonaises vers Kiev, libère la ville mais se prend de plein fouet la contre-offensive soviétique, qui décime l’armée polonaise et l’accule jusqu’aux portes de Varsovie. Et là, c’est le « miracle de la Vistule » : Pilsudski tente la manœuvre de la dernière chance, un suicide militaire, et qui, contre toute attente, réussit. Voilà, je viens de vous raconter le film, mais en même temps vous pensiez vraiment que les Polonais allaient faire un film où ils se font ratatiner ? Et puis Varsovie serait tombée, on serait tous en Sovietie aujourd’hui (coucou Michel Sardou).

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On veut des frites !

 

Comment est le film ?

C’est perturbant. J’ai passé, globalement, un bon moment, mais je n’ai pas cessé de pester contre le ridicule de certaines situations. Le film s’ouvre sur une réunion entre Lénine et les dirigeants de la Russie, avec le gros Staline dégueulasse et grossier. Là j’ai cru que j’allais juste éteindre le film et faire autre chose, ils présentent Lénine comme le va-t-en-guerre qui a tout précipité. Ok, qui c’est qui a lancé ses armées sur Kiev ? La Pologne, ok, donc voilà. J’ai failli m’étrangler devant la caricature. Et je passe sur les représentations des soldats bolchéviques, qui sont dépeints comme des animaux. Il n’y a pas un personnage soviétique, du paysan au général, qui soit « normal ». Il n’a pas à être sympathique au spectateur, je m’en fiche, mais juste ne pas rendre cela caricatural. Oui, c’est un film polonais pour les Polonais, je suis d’accord, mais c’est tellement grossier. J’avais pas vu un tel niveau de caricature depuis La Rafle.

Le film est centré (c’est un grand mot, j’y reviendrai) sur les aventures de Benoit Poelvoorde, ou plutôt son prête-nom polonais, Jan Krynicki, interprété par Borys Szyc. Soldat un peu bravache, grande-gueule, il lui arrive tout un tas de péripéties avec notamment un retournement de situation qui arrive au début du film qui est très très bon, vraiment.  Mais le personnage est là encore un brin caricatural. D’autant plus que Benoit Poelvoorde a une copine, la jolie Ola qui est chanteuse de cabaret. Leur relation donne juste envie de vomir des papillons et de péter des étoiles, qu’est-ce que c’est cul-cul ! Et pour ne pas spoiler, je ne dirai rien sur ce qu’advient d’Ola, mais c’est le comble du ridicule, je crois que je n’ai jamais vu ça.

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Benoit Poelvoorde est pas content.

 

Eh ben dis donc Vivien, après ce que tu viens de dire, difficile de croire que tu as un minimum apprécié le film. J’avoue, et ce n’est pas fini. Parlons de la 3D. Déjà, j’ai vu le film en 2D parce que je ne supporte pas de porter des lunettes 3D qui assombrissent le film (coucou Pirates des Caraïbes 4). Et comme les réalisateurs ne savent pas user de la 3D de manière intelligente, Bitwa ne déroge pas à la règle : on se tape tous les plans pourris et convenus faits juste pour utiliser la 3D. Le film est à l’usage de la 3D et non l’inverse. Tout le film, je l’ai attendue, et évidemment, elle a fini par arriver, la tache de sang en 3D qui est censée de répandre sur le spectateur. Sans surprise, le plan est merdique.

 

Je crois que j’en ai fini avec ce que je n’ai pas aimé dans le film. Ça fait beaucoup. Mais pourtant, on passe globalement un moment pas désagréable. Ce n’est clairement pas un chef-d’œuvre, et ce pour une seule et unique raison : la portée commerciale du film. Qui dit gros investissement dit haut seuil de rentabilité. Donc il faut plaire. J’imagine très bien le réalisateur, Hoffman, avoir son petit cahier, et faire une liste de ce qu’il doit mettre dans son film : « alors j’ai une histoire d’amour, check, j’ai de la 3D, check, j’ai une petite critique social, check, on voit le gros Staline, check, une grosse bataille, check » ad vitam eternam. Tout s’enchaine sans aucun lien, c’est un patchwork de séquences.

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Benoit Poelvoorde trimballe sa nouvelle femme.

 

Mais il y a des séquences réussies : les batailles par exemple, qui constituent les deux-tiers du film. C’est plutôt bien filmé, avec beaucoup de rythme. Il y a des plans pris en diagonale on voit pas trop l’intérêt mais tant pis, les effets sont bons, la musique alterne l’épique et le bon. Les combats font très « réels », c’est très gore et c’est très souvent du corps à corps à coups de baïonnettes de crosses. Là-dessus, c’est plutôt du bon boulot. Une chevauchée désespérée m’a même donné de gros frissons.

 

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Benoit Poelvoorde fronce les sourcils.

 

Alors d’accord, la liste des points positifs parait diablement réduite en comparaison de la liste que j’ai fait des points négatifs (et j’ai pas parlé des tentatives d’humour qui tombent à plat c’est une horreur), mais à la fin du film, on n’est pas en colère ou attristé par le film, on est juste déçu car ça aurait pu être bien mieux. C’est un film de guerre sur une période qui n’est pas beaucoup abordée au cinéma donc c'est plutôt rafraichissant ; niveau action, c’est plutôt bon, donc j’ai envie de dire que le film remplit très bien son objectif principal, qui pourrait se résumer à boom-bam-takatakatakataka-shblaaaaaarf-aaaarg. Le reste n’est pas foncièrement mauvais, c’est juste très maladroit. Si je devais donner une note qui résumerait ce que j’en ai pensé, ça serait 5/10 : au-dessus, c’est bon, en-dessous, c’est mauvais. La note typique d’un film dont on ne sait pas trop quoi penser.

 

Après, il y a toute la symbologie chrétienne présente le long du film qui me donne des boutons, mais bon, la Pologne en 1920, c’était logique, c’est juste mon ultra-laïcisme primaire qui est heurté dans son petit for intérieur.

 

Pour finir, bien évidemment, la bande-annonce :

 
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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 07:59

En France, en ce qui concerne les films ou les séries étrangères, il y a deux possibilités pour retranscrire les paroles des acteurs dans la langue de Colonel Reyel : le doublage ou les sous-titres. Le doublage est évidemment décrié par les puristes, OH MON DIEU C’EST UNE HERESIE DE REGARDER CE FILM IRANIEN DE 1973 EN FRANÇAIS, et on peut les comprendre quand on regarde une série comme, au hasard, Big Bang Theory en français. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a des personnes pour qui c’est beaucoup plus confortable de regarder un film doublé que de lire les sous-titres.

 

En Pologne, au cinéma, les films ne sont pas doublés, exception faite de ceux pour enfants. Ainsi, je peux aller au cinéma voir un film en anglais sans trop de problèmes. J’ai pu ainsi profiter de Pirates des Caraibes 4 (berk), des Trois Mousquetaires (lol) et de A Dangerous Method (ZZzzzZZZzz) en versions originales dans des cinémas pas du tout spécialisés (en même temps, pour passer les Trois Mousquetaires, fallait un peu s’en douter).

 

A la télévision, les films et les séries ne sont en général ni doublées, ni sous-titrées. Un lecteur se charge de dire ce que racontent les personnages par-dessus la bande son originale. Alors moi ça me perturbe, parce que je trouve qu’on n’entend plus ce que les acteurs disent, ni la musique et que le lecteur ne montre aucune émotion. Mais les Polonais s’en accommodent très bien et renient totalement notre manière de tout doubler. C’est parce que nous avons été élevés et habitués à une certaine manière de regarder les productions étrangères.

 

Un extrait de Big Bang Theory à la télé polonaise (Penny je t’aime épouse-moi, je ferai tout ce que tu veux) :

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 07:52

Wszytsko, co kocham (All That I Love en français, parce que Tout ce que j’aime ça faisait trop MacDo), est un film polonais sorti en 2009 que j’ai eu la chance de voir cet été.

Que raconte donc ce film réalisé par Jacek Borcuch ?

 

Posons le décor.

Pologne.

Printemps 1981.

Le syndicat Solidarnosc enflamme Gdansk et entraine derrière lui un sillon de liberté. Sur la cote Baltique, Janek et trois de ses amis ont monté un groupe de musique. Du rock. Du punk rock. Et ils revendiquent la liberté, à leur manière. Sauf que l’époque n’est pas à l’ouverture, et le Parti Communiste décrète rapidement la loi martiale.

 

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Alors voilà, c’est l’histoire d’un chanteur de punk rock dans la Pologne sous loi martiale. Il y a ses amis, ses amours, ses emmerdes. Pleine crise de rébellion, mais dans un univers totalement fermé. Le film possède deux niveaux de lecture : celui de l’histoire de Janek, et celui de la description de la vie quotidienne polonaise à ce tournant de leur histoire, tout s'entremêlant évidemment.

Dans les deux cas, c’est un succès. Les acteurs jouent juste (coucou Basia, tu es très jolie), c’est touchant, on a envie de gueuler avec eux notre envie de liberté.

Contrairement à tous les clichés, les films polonais ne sont pas des films chiantissimes qui durent des plombes. Ici, on en a pour 1h35 et on ne voit pas le temps passer.

 


 

Du rock, de l’amour, de la liberté.

Et si avec tout ça, vous êtes toujours pas convaincu, je suis certain que ce cet argument va finir de le faire : y a des plans nichons. Voilà.

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